Jean-Philippe SÉGOT - Pays Basque Excellence
Distingué au titre de la richesse de sa personnalité, de l'étendu de sa culture et pour sa direction inspirée de La Semaine du Pays Basque.

Notre hommage :  nous savons depuis le Philipp Marlowe de Chandler, le Sam Spade de Hammet et le Mike Hammer de Spillane qu’il faut se méfier des hommes qui cachent leur regard sous l’ombre d’un chapeau, surtout si ce sont des fous chantants portant un canotier à la Trenet, ou un feutre sur le côté comme un génie de l’aphorisme comme Sacha Guitry.

Sous son élégance empreinte de coquetterie, surtout quand il se drape sous des airs de Marquise, on pourrait penser que Jean-Philippe Ségot serait inspiré par les détectives mondains, oscillant entre la politesse d’une Miss Marpel et l’ingéniosité d’un Hercule Poirot… Il n’en est rien.

Jean-Philippe Ségot est un homme de plume… à poigne, qui mène sa carrière comme un détective de l’histoire et de l’information, exigeant, dur, parfois implacable, sachant jouer sur tous les registres pour s’infiltrer dans l’actualité ; maniant l’humour, le pamphlet ou la flagornerie pour attendrir ses cibles, et pouvoir révéler les vérités d’un monde de faux semblants qui se cache souvent sous les artifices et les costumes du théâtre de boulevard.

Cette poigne, il l’a démontrée quand il a fallu reprendre La Semaine du Pays Basque dans la tourmente, car rien n’était gagné à ce tournant crucial, tant s’en faut, sinon, elle n’aurait pas été à reprendre…

C’est là, selon nous, que Jean-Philippe Ségot s’est révélé vraiment, comme un patron capable de construire un journal et pas seulement prêt à détruire une réputation pour un bon mot, comme Guitry tuait une amitié pour les mêmes raisons.

Ainsi, Jean-Philippe Ségot nous fait penser à Rick Blaine, joué par Bogart dans Casablanca, cet Américain à l’humour blasé et cynique expatrié au Maroc dans la ville éponyme, où il est propriétaire du Rick’s Café américain. Ce night-club huppé, qui comme parfois la côte basque, attire une clientèle hétéroclite de parvenus, de vilains nazis, de stars sur le retour, de réfugiés fiscaux et de bandits plus ou moins magnifiques.

Ce café mondain, oscillant entre le flamboyant et l’interlope, c’est pour nous un peu la Semaine, une ébouriffante plaque tournante de l’information locale, un manège jubilatoire, ou gonflent et se dégonflent les rumeurs au rythme des marées.

Cependant, à la différence du personnage joué par Bogart, même s’il en a le style, Jean-Philippe Ségot n’est ni blasé ni cynique, juste mordant, lui qui a la courtoisie de sourire la plupart du temps, même les mauvais jours, et de se tenir généralement droit, même sous le poids des responsabilités écrasantes qu’imposent la gestion d’un hebdomadaire.

Ainsi, nous tirons notre chapeau à Jean-Philippe Ségot, car son parcours est digne d’un roman, et nous avons envie de lui dire à l’instar du personnage de Humphrey Bogart à la fin de Casablanca :

Play it Sam, play it again…

© Franck Sallaberry pour l’Institut Pays Basque Excellence.

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