Jean-Michel APATHIE - Pays Basque Excellence
Distingué au titre de son parcours atypique et audacieux, pour son style journalistique mordant, et pour faire raisonner et résonner nationalement l'accent souletin et le caractère basque.

Notre hommage : Selon Wikipedia, l’apathie, synonyme d’impassibilité, est un état d’indifférence à l’émotion, la motivation ou la passion. Un individu apathique manque d’intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques. L’individu apathique peut également se montrer insensible vis-à-vis d’autrui.

Jamais homme n’a si mal porté son nom, car Jean Michel Apathie est tout l’inverse…Né le  à Moncayolle-Larrory-Mendibieu prés de Mauléon, au Pays Basque, Jean Michel Apathie est en effet un modèle de développement personnel, le symbole de la revanche de la volonté sur le déterminisme…

Avec son BEPC au repêchage, Jean-Michel Aphatie quitte l’école à 14 ans et commence à travailler à 14 ans et demi dans l’épicerie-café que ses parents tiennent en gérance à Mauléon-Licharre, puis devient vendeur de voitures à Biarritz et garçon de café à Lourdes. Il reprend ses études et devient bachelier à 24 ans. Il est ensuite titulaire d’une maîtrise en droit public à Pau et diplômé de l’IUT de journalisme de Bordeaux.

Il découvre sa passion pour le journalisme politique avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République française en 1981. « J’ai le virus, je ne connais pas de lassitude. L’actualité m’intéresse toujours autant, il se passe toujours quelque chose de passionnant. Dans la politique, il y a des snipers, des trahisons, des complots, du danger partout. On y trouve de l’irrationnel, du charme, de la solitude, des drames. La politique prête à la tragédie. », explique-t-il en .

Jean-Michel Apathie est un des rares chroniqueurs à avoir gardé son accent, et cela l’honore, à une époque où le conformisme politiquement correct lisse tout, affadit tout, corrompt tout.

Or, la corruption est probablement l’ennemi absolu de ce bretteur politique : corruption économique, corruption politique, corruption philosophique, corruption existentielle. D’ailleurs, dans ces interviews, Jean-Michel Apathie, porteur d’une éthique jamais apathique, aime à mettre ses invités face à leurs contradictions, leurs renoncements, parfois leurs mensonges…

Car il y a chez lui du philosophe cynique qui n’hésite pas à mordre ses proies quand il considère qu’elles biaisent par de fausses vérités le dialogue social vecteur de saine démocratie. Rappelons ici que le cynisme est une attitude face à la vie provenant d’une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Antisthène, et connue principalement pour les propos et les actions spectaculaires de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope. Cette école a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l’humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement matérialistes et anticonformistes, les cyniques, et à leur tête Diogène, proposaient une autre pratique de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire.

En cela, Jean Michel Apathie est une sorte de nouveau Diogène, mais il y a également du philosophe socratique en lui, plus doux, plus conciliant, parfois empathique, voire tendre, quand il aide les politiques sincères, les idéalistes contrariés, à accoucher de leurs idées vraies dans une subtile maïeutique médiatique qui aide le grand public à se forger une opinion plus éclairée.

En revanche, il n’a presque rien du stoïcien, de celui qui courbe sa pensée devant l’univers par peur de trop souffrir, car Jean Michel Apathie ne se soumet pas à accepter le monde tel qu’il est, à savoir injuste… Et on reconnaît en cela ses racines basques, héritières d’un peuple têtu, qui n’a pour principale richesse que sa culture millénaire, son caractère farouche, et son irrésistible besoin de liberté face à un monde qui force tout le monde à rentrer dans le rang.

On peut ne pas partager toutes les idées politiques de Jean-Michel Apathie, mais on ne peut qu’admirer l’homme à la lecture de son parcours. Un souletin, un zuberera, qui s’est construit tout seul, qui a fait preuve très tôt d’une audace naturelle, d’un sens de l’honneur existentiel, de l’éthique professionnelle et de la liberté personnelle, qui ne l’ont jamais quitté, et qui sont des exemples pour chacun de nous dans les moments où eu lieur de nous battre, nous serions tentés de nous plaindre.

Milesker Jean-Michel Apathie, et bravo pour votre roman, La liberté de ma mère, mai 68 au Pays Basque, que nous recommandons à tout le monde, et que vous avez eu encore une fois l’audace de sortir sur Amazon, à côté des sentiers trop tracés, avant qu’il ne soit édité en format de poche !

© Franck Sallaberry pour l’Institut Pays Basque Excellence.

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